Vayakèl 5785 – n°449

La paracha nous raconte la construction du Mishkan. La Thora nous enseigne que les artisans (orfèvres, tailleurs etc) nécessaires à la confection et fabrication des différents éléments sont venus “portés par leur cœur.

Notre maître le Ramban explique ainsi : “Le sens de l’expression ‘dont le cœur les y porta’ est qu’ils se sont rapprochés de l’ouvrage sans n’avoir jamais appris ces métiers auprès d’un maître, ni même s’être exercés manuellement. Mais ils ont constaté qu’ils possédaient naturellement la capacité de les accomplir. Alors leur cœur s’est élevé sur les chemins d’Hashem, et ils se sont présentés devant Moshé pour lui dire : ‘Moi, je ferai tout ce que mon maître demande’ ”.

D’après les propos du Ramban, on voit clairement que ceux qui entreprirent l’ouvrage du Tabernacle n’avaient jamais étudié ces métiers. Ils se découvrirent pourtant la compétence innée de les exécuter. Leurs cœurs s’élevèrent vers Hashem, et ils se dévouèrent corps et âme à cette tâche.

Ce fait est étonnant lorsqu’on y réfléchit, car la réalisation du Mishkan exigeait une grande sagesse, notamment en ingénierie et dans d’autres domaines complexes. Malgré cela, ceux qui n’avaient jamais eu la moindre expérience dans ces métiers réussirent. On en déduit quelque chose de remarquable : dès qu’ils se mirent à cette œuvre céleste avec un enthousiasme ardent pour la parole d’Hashem, ils bénéficièrent d’une assistance divine dépassant l’ordre naturel. Hakadosh Baroukh Hou leur donna une sagesse particulière pour les faire réussir.

Cela nous enseigne une leçon de vie : dans la spiritualité, il n’y a ni limites ni barrières. Même quelqu’un qui, selon la nature, n’est pas taillé pour réussir ne doit pas se dire qu’il n’est pas digne ou apte à accomplir une tâche au service d’Hashem. Au contraire, il doit élever son cœur et se dire qu’il est capable de progresser. Lorsqu’il commence à s’investir dans l’œuvre sainte, il constatera une aide divine qui transcende les lois naturelles.

C’est un fait : plusieurs grandes figures de la Torah, dans leur jeunesse, n’étaient ni considérées comme des génies ni comme particulièrement brillantes. Elles ont pourtant étudié avec persévérance, sans se contenter de survoler leurs études. Elles se sont efforcées de tout comprendre en profondeur, jusqu’à finalement mériter une lumière spirituelle immense. 

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